Partir du besoin de l’entreprise
Recruter à l’étranger peut répondre à un besoin de compétences ou à des difficultés persistantes pour pourvoir un poste. Pour l’employeur québécois, ce projet demande une préparation qui dépasse la recherche d’un candidat. Le poste, la voie d’embauche et les autorisations doivent être examinés ensemble. Une candidature prometteuse ne suffit pas à rendre l’arrivée immédiate ni à autoriser le début du travail.
La première étape est de formaliser le besoin : fonctions, lieu de travail, rémunération, horaire, durée envisagée et compétences attendues. La description doit correspondre au poste réellement offert. Elle servira à organiser le recrutement et à préparer les démarches applicables. L’entreprise doit également identifier qui assurera le suivi interne : direction, ressources humaines ou responsable opérationnel. Un interlocuteur clairement désigné facilite la coordination des pièces et des réponses.
Vérifier la voie applicable avant de promettre une arrivée
Toutes les situations ne suivent pas le même parcours. Une évaluation de l’impact sur le marché du travail, ou EIMT, peut être nécessaire dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires. D’autres situations relèvent d’une dispense, notamment dans le cadre du Programme de mobilité internationale, sous réserve de remplir les conditions correspondantes. La première question consiste donc à déterminer la voie applicable au poste et au travailleur.
Au Québec, des démarches provinciales s’ajoutent dans les cas concernés, dont l’obtention d’un Certificat d’acceptation du Québec, ou CAQ. Il faut vérifier les exigences et les éventuelles restrictions au moment de préparer la demande. Les règles peuvent dépendre de caractéristiques du poste et évoluer. Une entreprise gagne à réaliser cette vérification avant d’annoncer une date ferme au candidat ou d’organiser son déplacement.
EIMT, CAQ et permis de travail : comprendre les rôles
L’EIMT porte sur l’embauche et son impact sur le marché du travail canadien. Le CAQ intervient au titre de la sélection temporaire québécoise lorsqu’il est requis. Le permis de travail relève du gouvernement fédéral et détermine l’autorisation du travailleur. Ces documents répondent à des objets différents. Une décision favorable sur une étape ne remplace pas automatiquement les autres autorisations.
L’employeur et le candidat doivent donc disposer d’une vision commune du dossier. L’entreprise fournit les informations liées au poste et à ses démarches ; le candidat prépare les justificatifs propres à sa situation. Une liste partagée des éléments attendus permet de repérer ce qui manque et de limiter les doublons. Les pièces personnelles sensibles doivent être transmises par les canaux convenus avec le professionnel chargé du dossier.
Organiser le recrutement et la traçabilité
Lorsqu’une EIMT est nécessaire, les démarches de recrutement exigées doivent être examinées selon le volet concerné. Il ne faut pas appliquer à tous les postes une méthode unique ni supposer qu’une annonce suffit. L’entreprise doit comprendre les justificatifs attendus et conserver les éléments utiles à la démonstration de ses démarches. Une documentation organisée dès le début simplifie la préparation et les vérifications ultérieures.
La traçabilité couvre aussi les échanges : version de l’offre, informations communiquées au candidat et décisions prises au fil du dossier. Si le poste ou les conditions changent, leur impact doit être examiné avant d’avancer. Cette discipline réduit le risque de préparer une demande sur des données devenues obsolètes. Elle aide également les responsables internes à transmettre le dossier lorsqu’un interlocuteur est absent.
Préparer l’accueil et suivre les échéances
Une embauche internationale réussie exige un accueil préparé. Le candidat doit comprendre les conditions proposées et disposer d’informations pratiques sur la région, le logement et les déplacements. L’entreprise peut organiser un référent, un programme d’intégration et les explications nécessaires sur le fonctionnement du poste. La qualité de cet accueil contribue à stabiliser la relation de travail après l’arrivée.
L’entreprise doit aussi suivre la validité des autorisations et les conditions à respecter. Si une prolongation ou une modification est envisagée, il faut anticiper son analyse. L’existence d’un dossier en cours ne permet pas, à elle seule, de conclure que toute activité est autorisée. Les possibilités de poursuivre le travail doivent être vérifiées selon la situation. Un tableau des échéances partagé avec les personnes responsables est un outil simple pour éviter les décisions prises dans l’urgence.
Coordonner le dossier avec KBS Immigration
Dans l’entretien transmis, KBS Immigration indique accompagner les employeurs dans la recherche de candidats et dans les démarches d’EIMT, de CAQ et de permis de travail. Karim BEN SMAIL souligne le rôle de coordination entre l’entreprise et le travailleur : chacun a ses documents, ses obligations et ses étapes. Le cabinet déclare également détenir un permis d’agence de recrutement.
Pour cadrer un mandat, l’employeur peut préparer la description du poste, les conditions proposées et les informations sur le candidat lorsqu’il est déjà identifié. Il doit demander quelles démarches sont incluses, qui fournit chaque pièce et comment les changements seront traités. Le recrutement, la préparation de la demande et l’autorisation de travailler doivent rester des étapes clairement distinguées. Cette organisation permet de construire un calendrier réaliste, sans promettre une décision ou une date d’arrivée garanties.
