1. Pouvez-vous présenter votre parcours et ce qui vous a conduit à accompagner les transitions personnelles et professionnelles ?
Mon propre parcours est profondément international. Français d’origine, je vis aux États-Unis depuis plus de vingt ans et j’ai construit ma carrière entre l’Europe et l’Amérique du Nord, dans des environnements professionnels et culturels très différents. J’ai moi-même connu plusieurs expatriations, changements de carrière et périodes de réinvention. C’est cette expérience, associée à ma formation et ma certification de coach, qui m’a naturellement conduit à accompagner celles et ceux qui traversent à leur tour des périodes de transition, qu’elles soient personnelles ou professionnelles.
2. Quels défis de l’expatriation retrouvez-vous le plus souvent chez les personnes que vous accompagnez, avant le départ comme après l’installation ?
On parle beaucoup des aspects pratiques de l’expatriation, mais beaucoup moins de ce qu’elle vient bouleverser intérieurement. Quitter un pays, c’est aussi quitter des repères, un réseau, parfois un statut professionnel ou une certaine image de soi. Après l’enthousiasme des premiers mois peuvent apparaître solitude, perte de confiance ou difficulté à trouver sa place. Et cela concerne aussi le conjoint ou la famille : chacun ne vit pas nécessairement l’expatriation au même rythme ni de la même manière.
3. Comment aidez-vous un expatrié à clarifier ses objectifs lorsque le changement de pays remet en question ses repères, son identité ou sa carrière ?
Je commence souvent par l’aider à distinguer ce qu’il souhaite réellement conserver de sa vie précédente, ce qu’il veut laisser derrière lui et ce qu’il aimerait construire aujourd’hui. L’expatriation peut déstabiliser, mais elle crée aussi un espace assez extraordinaire pour se redéfinir. Mon rôle n’est pas d’apporter les réponses à la place de la personne, mais de l’aider à poser les bonnes questions, retrouver de la clarté et transformer cette réflexion en décisions puis en actions concrètes.
4. Quelle place accordez-vous aux relations de couple et à l’équilibre familial lorsque chacun vit différemment la mobilité internationale ?
Une place essentielle. Dans un couple, il arrive que l’un vive l’expatriation comme une formidable opportunité tandis que l’autre éprouve davantage ce qu’il a laissé derrière lui. Il peut aussi y avoir un déséquilibre lorsque la carrière de l’un progresse tandis que celle de l’autre est mise entre parenthèses. J’aide alors chacun à exprimer ses besoins, ses frustrations et ses attentes, mais surtout à retrouver un projet commun sans perdre de vue les aspirations individuelles de chacun.
5. Pour un dirigeant ou un entrepreneur à l’étranger, comment travaillez-vous sur la communication, les décisions difficiles et les relations dans un environnement multiculturel ?
Mon expérience de consultant auprès d’entreprises internationales nourrit beaucoup mon travail de coach. Travailler entre plusieurs cultures m’a appris qu’un même message, une même décision ou une même manière de manager peut être interprété très différemment selon les interlocuteurs. Avec les dirigeants et entrepreneurs que j’accompagne, nous travaillons donc à la fois sur la prise de recul, la communication, la gestion des situations difficiles et la capacité à adapter son approche sans perdre son authenticité.
6. Comment se déroule votre accompagnement, et comment définissez-vous des actions concrètes ainsi que des critères pour apprécier les progrès ?
Chaque accompagnement est personnalisé, mais je tiens beaucoup à relier réflexion et action. Nous définissons ensemble ce que la personne souhaite réellement changer et comment elle saura qu’elle avance dans la bonne direction. Entre les séances, nous pouvons convenir d’actions très concrètes, parfois modestes, mais toujours réalistes. Le progrès ne se mesure pas uniquement à un résultat final : il se voit aussi dans une décision enfin prise, une conversation que l’on osait repousser, une nouvelle habitude ou simplement une plus grande clarté.
7. Comment expliquez-vous la différence entre coaching et psychothérapie, et dans quelles situations recommandez-vous un autre accompagnement professionnel ?
Le coaching s’intéresse principalement à la situation présente et à ce que la personne souhaite construire pour la suite. Il aide à clarifier des objectifs, dépasser certains blocages et passer à l’action. La psychothérapie répond à d’autres besoins et permet notamment d’explorer et de traiter plus profondément certaines souffrances ou problématiques psychologiques. Les deux approches peuvent d’ailleurs être complémentaires. Lorsque j’estime qu’une problématique sort du champ du coaching, je n’hésite jamais à recommander de consulter un professionnel de santé mentale qualifié.
8. Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite se réinventer à l’étranger ou préparer son retour, et comment peut-elle organiser un premier échange avec vous ?
Je lui dirais tout d’abord de ne pas chercher à avoir immédiatement toutes les réponses. Une réinvention commence souvent par deux questions très simples : « Qu’est-ce qui me convient encore aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui ne me convient plus ? » À partir de là, il devient beaucoup plus facile d’imaginer la suite et d’avancer progressivement.
Je propose un premier échange de 30 minutes, gratuit et sans engagement, pour faire connaissance, comprendre la situation de la personne et voir si mon approche peut lui correspondre. Il est possible de prendre rendez-vous directement sur sionbenchimol.com.