




|
Destination
expatriation -
de
lexpatriation
à la
mobilité
internationale
Le concept
dexpatriation
évolue
à mesure
que les
multinationales
ne
réfléchissent
plus en termes
de
nationalité
mais de
compétences
de leurs
salariés.
Selon la
Direction des
Français
de
létranger,
plus de 2,12
millions de
Français
ont choisi de
vivre à
létranger.
Un chiffre en
nette hausse
par rapport
à 2003
(+ 200.000
personnes).
Cette forte
progression
fait
déjà
suite à
un bond
enregistré
entre 2002 et
2003 (+ 11 %).
Une tendance
qui
sexplique
naturellement
par le
mouvement
dinternationalisation
constant des
entreprises et
la dynamique de
délocalisation
des
activités.
Type de
contrat
Concernant les
types de
contrat,
lexpatriation
telle
quon a pu
la
connaître
durant le
XXème
siècle
disparaît
peu à
peu. Seulement
22 % des
salariés
expatriés
ont encore un
contrat
français,
contre 44 % qui
sont sous
contrat local
(source : TNS
Sofres, 2005).
De plus, les
expatriés
envoyés
par leur
entreprise
à
létranger
et qui
bénéficient
du
système
de protection
sociale
français
sont de plus en
plus rares. Ils
étaient
9,7 % en 1996
et ne sont plus
que 5,3 % 2003.
Reste cependant
une
minorité
dexpatriés
qui
bénéficient
encore de
nombreux
avantages.
Les
postes vraiment
clés,
à forte
responsabilité,
dans les
filiales
à
létranger
restent
occupés
par des
personnes
venant du
siège et
qui ont un
contrat
français,
souligne Xavier
Logeais,
directeur
exécutif
de Michael Page
France.
Mais les
expatriations
de
complaisance,
qui offraient
de nombreux
avantages aux
expatriés
et
coûtaient
très
cher à
lentreprise,
nont plus
court
aujourdhui,
assure-t-il.
La
durée
des
expatriations
Autre
paramètre
en pleine
évolution
: la
durée
des
expatriations.
Au lieu de deux
ou trois ans de
déracinement,
la tendance de
fond est
à
lémergence
de missions
courtes, de
trois à
six mois
environ. Dans
la mesure
où la
plupart des
expatriations
ont pour
destination
lEurope
occidentale,
cette formule
est de plus en
plus
répandue.
Toutefois, il
ne faut pas la
confondre avec
leurocommuting,
une forme
dexpatriation
qui a fait long
feu.Dans le cas
de
leurocommuting,
le
salarié,
expatrié
dans un pays
relativement
proche, choisit
de laisser sa
famille dans le
pays
dorigine
et fait la
navette chaque
semaine pour
les retrouver.
Bilan
après
quelques
années
dexpérience
: un
système
fatiguant pour
lexpatrié,
déstabilisant
pour la famille
et rarement
bénéfique
pour
lentreprise
car le
salarié
ne
sintègre
pas
correctement
dans le pays et
la filiale
daccueil.
Reste des
exceptions dans
le cas de
distances
très
courtes.
Nous
observons des
bassins de
candidats
frontaliers,
indique Xavier
Logeais.
Un
Français
qui travaille
sur le
marché
local en Suisse
a un niveau de
rémunération
plus
élevé
que sil
travaillait en
France. Pour
lentreprise,
cela lui
coûte
moins cher que
de recruter un
Suisse et elle
a accès
à une
population de
candidats plus
large,
ajoute-t-il.
Rémunération
Sur le plan de
la
rémunération
aussi, les
choses
évoluent.
Les primes
à
lexpatriation
et à
ladaptabilité
ne
représentent
plus la
moitié,
voire plus du
salaire. Elles
se situent
aujourdhui
aux alentours
de 5-10 % de la
rémunération.
Dune
manière
générale,
les entreprises
sefforcent
de
réduire
les coûts
- très
élevés
- de
lexpatriation.
Pour expliquer
cela,
différents
facteurs.
Dune
part, il est de
plus en plus
facile de
recruter dans
le pays
daccueil
des personnes
ayant les
qualifications
requises.
Dautre
part, si
lenvoi
dun
expatrié
permet de
transmettre un
savoir-faire et
de tester ses
compétences
de manager, les
entreprises ne
jugent plus
nécessaires
de faire
miroiter des
salaires
mirifiques pour
envoyer une
personne dans
un pays
où,
somme toute, le
mode de vie est
assez proche de
celui de la
France.
Un autre facteur / conséquence de la réduction des coûts:. Déclin des travailleurs étrangers et l'augmentation des déplacements De nombreuses entreprises envisagent en effet plus rentable de venir en France pour les salariés des filiales étrangères pour les former à la société mère et de leur donner les clés de la culture française. Après deux ou trois ans passés en France, ils sont retournés dans leur pays d'origine à la tête de la filiale.
Donc, si l'expatriation mobilité internationale n'est pas encore en danger - les chiffres de la Direction des ressortissants français à l'étranger qu'il soit clair - elle change la forme de plus en plus supplantée par le terme "mobilité internationale". Les entreprises avec un réseau mondial maintenant des raisons suivantes. "[Une entreprise multinationale] a un bassin de cadres supérieurs recrutés de différents pays, et il vous demandera quelle est la bonne personne au bon endroit, sans se soucier de sa nationalité", a déclaré Claudie Bert famille expatriée dans son livre (World Village, Pearson Education France, 2005). Et, dans les salaires, il n'ya pas de dépendance à l'égard des primes ou des augmentations que ces sociétés fixent les échelles salariales avec une valeur internationale. Enfin, le défi reste de l'indemnité d'expatriation, la manne financière que les employés s'attendent à s'estomper progressivement, en particulier dans le contexte des grandes entreprises internationales.
Présentation
Didaxis
|



|