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La
période qui précède
une expatriation est souvent pleine
d'agitation. On prépare le
déménagement, les parents ne
parlent que du nouveau cadre de vie qui
les attend . Cependant, il ne faut pas
perdre de vue un fait très
important. Si partir peut se
révéler une
expérience assez
intéressante voire excitante pour
un adulte, il n'en est pas de même
pour un enfant. Emménager ailleurs
est un grand défit pour les enfants
quelque soit leur âge, et tous les
enfants ne sont pas pareils quant à
leur capacité
d'adaptation.
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Vous
constaterez peut être que depuis
votre décision de partir, votre
enfant est absent , fait la tête, ou
est énervé. C'est normal, il
est angoissé et a peur du
changement. En plus, il avait une vie
toute réglée qui va
être bouleversée d'un moment
à l'autre. Il va quitter son
environnement, ses amis, son école
et peut être certains membres de la
famille qui restent sur place.
Les enfants aiment avoir leurs
repères à eux. Evoluer dans
un autre milieu, différent de celui
auquel ils sont habitués implique
plusieurs interrogations: Est-ce qu'ils
vont se plaire dans leur nouveau quartier
et leur nouvelle école? pour un
enfant introverti, les inquiétudes
vont plus loin d'autant plus que se faire
des amis lui demande beaucoup de
temps.
Quant à un adolescent, il
s'inquiétera encore plus par
rapport aux habitudes des jeunes de son
pays d'accueil et à leurs
goûts ( leur style vestimentaire ,
leur code de langage, la musique qu'ils
écoutent) et aura peur de se faire
rejeter.
Il y a aussi l'inévitable
barrière linguistique. Bien
souvent, les enfants expatriés se
heurtent dès leur arrivée
à une langue
étrangère inconnue. Non
seulement ils se sentent seuls, mais ils
sont dans l'impossibilité de
communiquer avec leur nouveau monde.
Le rôle des parents est très
important car , il faut rappeler que dans
la majorité des cas, la
détresse de l'enfant est
sous-estimée ce qui peut conduire
à des troubles d'ordre
psychologique.
C'est le cas de Marie, française de
parents expatriés au
Sénégal. " Mes parents m'ont
tout simplement annoncé qu'on se
rendait en Afrique. Pour moi, le monde s'
effondrait surtout que j'avais
déjà mon idée sur
l'Afrique c'est à dire, famine,
guerre, animaux sauvages. En France, je
trouvais que la vie était plus
"cool". Ma mère m'a juste dit qu'il
fallait qu'on parte c'est tout.
Arrivée au Sénégal,
tout le monde parlait Wolof autour de moi.
Je restais cloîtrée dans ma
chambre tout le temps. J'ai même
fait une dépression. Heureusement
que deux mois après, je suis
entrée au lycée
français, sinon j'ai cru devenir
folle."
Les parents doivent avant tout discuter
avec l'enfant, le rassurer, être
attentif et ne pas hésiter
même à le faire participer
aux différentes décisions.
Lui donner des informations sur le pays
où il va peut l'aider à
relativiser les choses. Ils peuvent aussi
faire valoir le bon coté de ce
changement ( nouveaux endroits, nouveaux
amis, nouvelles activités,
possibilités de comprendre deux
langues à la fois).
Ensuite, ils doivent laisser le temps
à l'enfant de faire ses adieux
à ses amis et à son
entourage. Plus il sera
préparé psychologiquement,
mieux il se fera à l'idée
qu'il faut passer à autre
chose.
Une fois arrivés sur place, il est
du rôle des parents de guider leurs
enfants et ne pas les laisser
déprimer. Leur faire visiter des
endroits agréables et les emmener
à parler avec d'autres enfants peut
les stimuler et leur faire aimer le pays.
On pourrait aussi les inscrire à
des cours de natation, dans des clubs de
sports collectifs ou les inviter à
rejoindre des groupes de jeunes du
quartier ou de l'église.
Bien entendu, la communication entre vous
et votre enfant doit être
permanente. Et même si de votre
coté vous avez du mal à vous
intégrer au travail, ne restez pas
dans votre coin à ruminer. Cela
pourrait polluer le climat familial. Creez
une bonne ambiance à la maison. Il
n' y a rien de plus rassurant pour vos
enfants et pour vous même.
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